• L’article de Médecins sans Frontières du 15/03/2017 fait le point sur les besoins de santé :

“Alors que le conflit entre dans sa septième année en mars 2017, la Syrie reste au cœur de l’une des crises humanitaires les plus complexes et les plus volatiles au monde.

Malgré la longue expérience humanitaire et médicale de MSF dans des situations de crises telles qu’en Libye, à Gaza, en Irak, au Rwanda, en Afghanistan, la guerre en Syrie est l’un des environnements les plus difficiles que MSF ait rencontrés.
La guerre, conjuguée à des attaques contre le personnel de santé et les installations médicales, a considérablement affaibli le système de santé qui fonctionnait bien auparavant en Syrie. Cet affaiblissement se produit à un moment où les besoins médicaux augmentent considérablement en raison du conflit, exerçant une pression énorme sur les infrastructures de santé restantes.”

Lire la suite du dossier sur la Syrie sur le site de MSF

  • La fiche de septembre 2016 de la Commission Européenne sur la situation humanitaire en Syrie :

“Le conflit syrien a déclenché la plus grande crise humanitaire au monde depuis la Deuxième Guerre mondiale. Les besoins humanitaires ne cessent de croître, les déplacements de population s’intensifient, et une génération entière d’enfants est exposée à la guerre et aux violences, de plus en plus privée des services de base, d’une éducation et d’une protection.”
“La situation humanitaire continue de se dégrader en Syrie, étant donné l’intensification des combats, l’aggravation des violences, le non-respect généralisé des normes de droit international et de l’obligation de protéger les civils, et les graves violations des droits de l’Homme commises par l’ensemble des parties belligérantes. Le conflit actif entrave de plus en plus l’acheminement de l’aide humanitaire, en particulier dans le nord de la Syrie : les voies d’approvisionnement sont souvent perturbées ou fermées et les organisations humanitaires ont été contraintes de réduire ou suspendre leurs opérations en plusieurs endroits, en raison de l’insécurité ambiante. 
La situation à Alep et dans ses alentours, ainsi que dans le gouvernorat d’Idlib, est dramatique :
l’intensité des bombardements et affrontements a fait d’innombrables victimes civiles et entraîné d’importants dégâts au niveau d’infrastructures essentielles, laissant plus de deux millions de personnes sans eau ni électricité, dans la crainte d’être assiégés. L’acheminement d’une aide dans la
zone est d’Alep demeure extrêmement difficile en raison des continuelles frappes aériennes. Les installations sanitaires continuent d’être constamment prises pour cibles, ce qui ne fait qu’entraver toujours plus l’accès des citoyens aux soins de santé.
La population syrienne est extrêmement vulnérable et 13,5 millions de personnes ont grandement besoin d’une aide humanitaire : 6,6 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, 4,6 millions vivent dans des zones difficiles d’accès, dont plus de 480 000 en zones assiégées. Les civils demeurent les premières victimes de ce conflit. Viols et autres violences sexuelles, disparitions forcées, déplacements sous la contrainte, recrutement d’enfants-soldats, exécutions sommaires et bombardements ciblant délibérément des civils, sont devenus monnaie courante.”

Lire la suite sur le site de la  Commission Europpéenne

 

  • Le site du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés:

Selon le HCR:

  • 13,5 millions de personnes sont dans le besoin en Syrie
  • 6,3 millions de personnes ont été déplacées dans le pays
  • 4,7 millions de personnes sont dans des zones difficiles d’accès ou assiégées

Lire le dossier complet sur le site du HCR